AVP Accident de la voie publique

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AIVF : le pont pour vous aider à passer les difficultés liées à l’indemnisation de votre préjudice corporel
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Essentiel à retenir 

  1. Définition : Un AVP désigne tout événement survenant sur la voie publique impliquant au moins un véhicule et causant des dommages corporels, matériels ou les deux.
  2. Types d’accidents : Cela inclut les collisions entre véhicules, les accidents impliquant des piétons, cyclistes, et même les incidents sans collision directe mais résultant en dommages.
  3. Implications légales : Les AVP sont soumis à des réglementations spécifiques qui déterminent la responsabilité et les droits à indemnisation des victimes.
  4. Procédure de déclaration : Après un AVP, il est crucial de déclarer l’accident aux autorités compétentes et à l’assurance dans un délai déterminé.
  5. Indemnisation : Les victimes d’AVP peuvent prétendre à une indemnisation pour leurs préjudices, sous certaines conditions et selon la législation applicable.

Classification des AVP (Accidents de la Voie Publique)

Les AVP (accidents de la voie publique ) se classent en différentes catégories, selon les types de véhicules impliqués et la nature de l’accident. Cette classification est déterminante pour orienter les procédures d’indemnisation et établir les responsabilités.

Procédures après un AVP (Accident de la Voie Publique)

Il est essentiel de suivre une procédure spécifique après un AVP (Accident de la Voie Publique), comprenant la sécurisation des lieux, l’assistance aux victimes, ainsi que la déclaration de l’incident à la police et aux compagnies d’assurance. Ces démarches initiales jouent un rôle crucial dans le processus d’indemnisation ultérieur.

Droit à l’indemnisation

Les victimes d’un AVP (Accident de la Voie Publique) ont droit à une indemnisation, dont les modalités dépendent de la nature des dommages subis et de l’attribution des responsabilités. L’indemnisation des accidents de la voie publique (AVP) en France est encadrée par la loi du 5 juillet 1985, souvent appelée loi Badinter, du nom du garde des Sceaux de l’époque. Cette loi vise à faciliter l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation et établit un cadre juridique spécifique pour la réparation de leurs préjudices. Voici les principaux points à comprendre à ce sujet, particulièrement utiles pour des étudiants en droit ou toute personne intéressée par cette thématique.

1. Champ d’application

La loi Badinter s’applique à tous les accidents de la circulation impliquant au moins un véhicule terrestre à moteur (voiture, moto, bus, etc.) et qui surviennent sur une voie ouverte à la circulation publique. Les victimes peuvent être des conducteurs, des passagers, des piétons, des cyclistes, etc.

2. Principe de l’indemnisation automatique

Un des principes fondamentaux de la loi est l’indemnisation automatique des victimes non conductrices (passagers, piétons, cyclistes). Ces dernières sont indemnisées pour leur préjudice, sauf en cas de faute inexcusable de leur part ayant contribué à l’accident. Pour les conducteurs, la faute de conduite peut limiter ou exclure leur droit à indemnisation.

3. Procédure d’indemnisation

  • Déclaration de l’accident : L’accident doit être déclaré à l’assurance dans les cinq jours ouvrés.
  • Offre d’indemnisation : La loi impose à l’assureur du véhicule impliqué de faire une offre d’indemnisation à la victime dans les trois mois suivant l’accident si la responsabilité est établie, ou dans les huit mois en cas de responsabilité inconnue ou contestée.
  • Evaluation du préjudice : Le montant de l’indemnisation est calculé en fonction du préjudice subi par la victime. Cela inclut les préjudices corporels (dépenses de santé, perte de revenus, souffrance physique et morale, préjudice esthétique, etc.) et, le cas échéant, les préjudices matériels.

4. Rôle des assureurs et du Fonds de Garantie

  • Les assureurs : Ils jouent un rôle central dans le processus d’indemnisation en évaluant les dommages et en proposant une indemnisation à la victime. En cas de désaccord sur le montant proposé, la victime peut contester cette offre devant les tribunaux.
  • Le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de Dommages (FGAO) : Il intervient dans les cas où l’auteur de l’accident n’est pas identifié (délit de fuite) ou n’est pas assuré. Le FGAO permet ainsi d’assurer une indemnisation aux victimes d’accidents de la circulation qui, autrement, pourraient se retrouver sans recours.

5. Contestation et recours

Si la victime n’est pas satisfaite de l’offre d’indemnisation proposée par l’assureur, elle a plusieurs options :

  • Négociation : La victime peut tenter de négocier directement avec l’assureur pour obtenir une meilleure offre.
  • Expertise médicale contradictoire : En cas de désaccord sur la nature ou l’étendue des préjudices, une expertise médicale peut être demandée. Elle sera réalisée par un expert médical, choisi d’un commun accord ou, à défaut, désigné par le juge.
  • Procédure judiciaire : La victime peut engager une procédure judiciaire pour contester l’offre d’indemnisation. Il est souvent recommandé de se faire représenter par un avocat spécialisé dans le droit du dommage corporel pour mener à bien cette démarche.

Importance de l’assurance

Dans le cadre d’un AVP (Accident de la Voie Publique), l’assurance est primordiale, offrant une protection contre les préjudices encourus, sous réserve des conditions stipulées dans le contrat d’assurance.

Jurisprudence importante de l’AVP Accident de la Voie Publique

Ces décisions illustrent l’évolution constante de la jurisprudence en matière d’accidents de la voie publique, adaptant les principes de la loi Badinter aux situations concrètes rencontrées par les victimes. Elles jouent un rôle crucial dans l’interprétation des dispositions légales et dans la protection des droits des victimes d’accidents de la circulation. La jurisprudence concernant les accidents de la voie publique (AVP) en France, encadrée par la loi Badinter, est riche et variée, reflétant la complexité des situations d’accident et les différents préjudices pouvant être subis par les victimes. Voici quelques exemples notables de jurisprudence qui ont contribué à façonner l’application de cette loi :

1. Jurisprudence sur la notion d’accident de la circulation

  • Cour de cassation, 2e chambre civile, 19 février 1992 : Cette décision a étendu la définition de l’accident de la voie publique en incluant les accidents survenus lors de l’utilisation d’un véhicule comme instrument d’agression. Elle illustre l’interprétation large de la notion d’accident de la circulation.

2. Jurisprudence sur l’indemnisation des victimes de l’accident de la voie publique 

  • Cour de cassation, 2e chambre civile, 28 février 2002 : Cette affaire a souligné l’obligation pour les assureurs de présenter une offre d’indemnisation à la victime dans les délais prévus par la loi, même en cas de désaccord sur le montant de l’indemnisation.

3. Jurisprudence concernant les piétons et les cyclistes de l’accident de la voie publique 

  • Cour de cassation, 2e chambre civile, 12 juillet 2012 : Ce jugement a confirmé le droit à indemnisation d’un piéton, même si ce dernier avait commis une faute en traversant imprudemment la route. Il réaffirme le principe de protection des usagers faibles de la route.

4. Jurisprudence sur le préjudice d’angoisse

  • Cour de cassation, 2e chambre civile, 14 avril 2011 : Dans cette décision, la Cour a reconnu le préjudice d’angoisse des proches de la victime décédée dans un accident de la circulation de l’accident de la voie publique , permettant une indemnisation pour ce préjudice spécifique.

5. Jurisprudence sur la faute inexcusable

  • Cour de cassation, 2e chambre civile, 3 juin 2010 : Cet arrêt a clarifié les critères de la faute inexcusable de la victime d’un accident de la voie publique, en indiquant que la connaissance du danger ne suffit pas à caractériser une telle faute, mais qu’il faut également démontrer une volonté manifeste de s’exposer à ce danger.

Conclusion

Comprendre les AVP (Accidents de la Voie Publique) et leurs conséquences est vital pour protéger les droits des victimes et simplifier leur indemnisation. Il est recommandé de se familiariser avec les étapes à suivre en cas d’accident et de connaître ses droits en tant que victime.

Morsure de chien et indemnisation

A retenir : AVP veut dire Accident de la Voie Publique
 

Questions de victimes sur l’ AVP

  • “Que faire si je suis impliqué dans un AVP (Accident de la Voie Publique) sans autre véhicule ?”

  • – La procédure demeure similaire : sécurisez le lieu, faites un constat si possible, et contactez votre assurance.
  • “Comment prouver ma non-responsabilité dans un AVP (Accident de la Voie Publique) ?”

  • – Il est crucial de recueillir des preuves telles que des photos et des témoignages, en plus du constat amiable ou du rapport de police.
  • “Mon assurance couvre-t-elle tous les types d’AVP (Accident de la Voie Publique) ?”

  • – Cela dépend de votre contrat d’assurance. Il est important de vérifier les garanties incluses et les exclusions éventuelles.
  • “Que se passe-t-il si l’autre partie impliquée dans l’AVP (Accident de la Voie Publique) n’est pas assurée ?”

  • – Vous pourriez être indemnisé par le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de Dommages (FGAO) sous certaines conditions.
  • “Comment est calculée l’indemnisation après un AVP (Accident de la Voie Publique) ?”

  • – L’indemnisation se base sur la nature et l’ampleur de vos préjudices, évaluées individuellement.