AVP – Accident de la voie publique
Indemnisation, démarches et droits des victimes
Association AIVF – Association d’aide à l’indemnisation des victimes d’accidents de la route
Accompagnement gratuit, humain et indépendant – Loi Badinter
Qu’est-ce qu’un AVP (Accident de la voie publique) ?
Un AVP (Accident de la Voie Publique) désigne tout accident survenu sur une voie ouverte à la circulation publique, impliquant au moins un véhicule terrestre à moteur, et ayant causé des dommages corporels, matériels ou les deux.
Sont notamment concernés :
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accidents entre véhicules,
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accidents piéton / voiture,
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accidents cycliste / véhicule,
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accidents sans contact direct,
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accidents avec délit de fuite.
👉 La majorité des AVP sont soumis au régime de la loi Badinter, loi du 5 juillet 1985.
Qui peut être indemnisé après un accident sur la voie publique ?
Les règles d’indemnisation diffèrent selon le statut de la victime :
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🚶 Piéton, cycliste, passager :
indemnisé quasi automatiquement, sauf faute inexcusable exceptionnelle. -
🚗 Conducteur :
indemnisé totalement ou partiellement selon sa responsabilité. -
👶 Mineur, personne âgée ou vulnérable :
protection renforcée. -
⚰️ Proches d’une victime décédée :
indemnisation du préjudice d’affection et des pertes économiques.
👉 Le principe central : la réparation intégrale du préjudice.
Démarches à suivre après un accident de la voie publique
Après un AVP, certaines démarches sont essentielles :
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Sécuriser les lieux et appeler les secours si nécessaire
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Faire établir un procès-verbal (police ou gendarmerie)
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Remplir un constat amiable si possible
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Déclarer l’accident à l’assurance dans les 5 jours ouvrés
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Consulter un médecin et obtenir un certificat médical initial (CMI)
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Conserver tous les justificatifs (soins, arrêts de travail, frais, photos)
📁 Un dossier bien préparé conditionne l’indemnisation finale.
Indemnisation d’un accident sur la voie publique : vos droits
Toute victime d’un accident de la voie publique a droit à une indemnisation intégrale, couvrant l’ensemble des préjudices subis.
Préjudices patrimoniaux
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pertes de revenus,
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frais médicaux,
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assistance par tierce personne,
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aménagement du logement ou du véhicule.
Préjudices extrapatrimoniaux
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souffrances endurées,
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préjudice moral,
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préjudice esthétique,
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préjudice d’agrément,
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préjudice sexuel.
⚠️ Il n’existe aucun barème légal fixe :
l’indemnisation repose sur la jurisprudence et l’évaluation individuelle du dommage.
Expertise médicale : un enjeu central
L’expertise médicale permet d’évaluer :
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la gravité des blessures,
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l’évolution de l’état de santé,
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les séquelles définitives,
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la date de consolidation.
👉 Une expertise mal préparée peut conduire à une indemnisation insuffisante.
La victime a le droit d’être assistée par un médecin expert de recours indépendant.
AVP avec responsable inconnu ou non assuré
En cas de délit de fuite ou d’absence d’assurance du responsable, la victime peut être indemnisée par le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO).
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⏱️ Délai de saisine : 3 ans
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📄 Dossier strict et encadré
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⚖️ Contestation possible de l’offre
Le rôle de l’Association AIVF
L’Association AIVF accompagne les victimes d’AVP à chaque étape :
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information claire sur les droits,
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aide à la constitution du dossier,
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préparation à l’expertise médicale,
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assistance face aux assureurs et au FGAO,
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orientation vers des professionnels indépendants si nécessaire.
👉 Aucune dépendance aux compagnies d’assurance.
Jurisprudence AVP – Loi Badinter
La jurisprudence applique une interprétation large et protectrice :
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Faute inexcusable : très rarement retenue
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Implication sans contact : possible
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Protection des usagers faibles renforcée
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Obligation d’offre d’indemnisation pour les assureurs
Ces décisions garantissent une protection effective des victimes d’accidents de la voie publique.
À retenir
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AVP = Accident de la Voie Publique
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La loi Badinter protège largement les victimes
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L’expertise médicale est déterminante
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L’indemnisation doit être intégrale
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La victime n’est jamais obligée d’accepter la première offre
❓ FAQ — AVP (Accident de la voie publique) : démarches & indemnisation
1. Qu’est-ce qu’un AVP (Accident de la voie publique) ?
2. Que faire immédiatement après l’AVP ?
3. Pourquoi un Certificat Médical Initial (CMI) est indispensable ?
4. Délais de déclaration : à qui et quand ?
5. Loi Badinter : qui est protégé et comment ?
6. Quelles pièces conserver pour mon dossier ?
7. Expertise médicale : utile et comment la préparer ?
8. Indemnisation : quels postes Dintilhac ?
9. Provision et offre d’indemnisation : comment réagir ?
10. Qui peut m’aider à défendre mes droits ?
Ces décisions illustrent l’évolution constante de la jurisprudence en matière d’accidents de la voie publique, adaptant les principes de la loi Badinter aux situations concrètes rencontrées par les victimes. Elles jouent un rôle crucial dans l’interprétation des dispositions légales et dans la protection des droits des victimes d’accidents de la circulation. La jurisprudence concernant les accidents de la voie publique (AVP) en France, encadrée par la loi Badinter, est riche et variée, reflétant la complexité des situations d’accident et les différents préjudices pouvant être subis par les victimes. Voici quelques exemples notables de jurisprudence qui ont contribué à façonner l’application de cette loi :
1. Jurisprudence sur la notion d’accident de la circulation
- Cour de cassation, 2e chambre civile, 19 février 1992 : Cette décision a étendu la définition de l’accident de la voie publique en incluant les accidents survenus lors de l’utilisation d’un véhicule comme instrument d’agression. Elle illustre l’interprétation large de la notion d’accident de la circulation.
2. Jurisprudence sur l’indemnisation des victimes de l’accident de la voie publique
- Cour de cassation, 2e chambre civile, 28 février 2002 : Cette affaire a souligné l’obligation pour les assureurs de présenter une offre d’indemnisation à la victime dans les délais prévus par la loi, même en cas de désaccord sur le montant de l’indemnisation.
3. Jurisprudence concernant les piétons et les cyclistes de l’accident de la voie publique
- Cour de cassation, 2e chambre civile, 12 juillet 2012 : Ce jugement a confirmé le droit à indemnisation d’un piéton, même si ce dernier avait commis une faute en traversant imprudemment la route. Il réaffirme le principe de protection des usagers faibles de la route.
4. Jurisprudence sur le préjudice d’angoisse
- Cour de cassation, 2e chambre civile, 14 avril 2011 : Dans cette décision, la Cour a reconnu le préjudice d’angoisse des proches de la victime décédée dans un accident de la circulation de l’accident de la voie publique , permettant une indemnisation pour ce préjudice spécifique.


