Mise en garde à l’attention de la victime qui ne veut pas se faire avoir…

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Sécurité routière et aide aux victimes. Cliquez sur la photo

 

Prenez le temps de lire cette petite comédie
nous vous garantissons que vous aurez le minimum de culture indispensable
pour savoir naviguer dans le milieu de l'indemnisation :
vous vous éviterez bien des écueils ! 


Vous allez énOORMEMENT,
mais alors là ENOOOOOOOORMEMENT être attentif !!!

Avant le lever de rideau… La victime a perdu sa boussole

Le premier acteur de la pièce, c’est vous, la victime. Dans l’immense majorité des cas, elle est déjà très perturbée par sa situation. Fragilisée, elle devient en plus la facile et parfaite proie pour se faire avoir tant par les assureurs que par ses éventuels défenseurs… Souvent, elle pense spontanément “qu’elle doit faire quelque chose”. Son réflexe premier est de faire confiance à son assureur… Quand elle a passé ce cap, ce qui est déjà bien, son réflexe suivant est de penser prendre un avocat… (il faut dire que ce mot est magique pour elle…). Bref, dans un premier temps, elle fait tout ce qu’il ne faut pas faire… Alors la victime va retrouver sa boussole en lisant la comédie ci-dessous…

Toc Toc Toc Lever de rideau
A
cte 1 :
les différents acteurs de la pièce

                           

Le gentil assureur

 C’est un très bon acteur. Il est persuadé qu’il vous défend pour de vrai et c’est là son principal défaut… N’ayez aucune confiance en lui : Les assureurs ont signé des conventions entre eux. Ils n’ont aucun intérêt à faire de l’inflation d’indemnisation entre eux. Ils sont juge et partie. Ils ont les mêmes médecins experts. Quoiqu’il puisse vous dire, votre assureur chargé soi-disant de vous défendre (garantie défense-recours, protection juridique ) est donc dans les faits votre adversaire ! L’assureur doit en principe vous faire défendre par un service indépendant de toute hiérarchie, mais dans les faits ce n’est pas le cas. Dans la majorité des cas, c’est même directement le service responsabilité civile qui gère votre dossier ! Vous voilà prévenu…

L’avocat du diable

Dans cette histoire, le diable, c’est l’assureur, donc oui, l’avocat qu’il peut missionner pour soi-disant vous défendre est bien l’avocat du diable. Payé par l’assureur, son véritable client est votre assureur, pas vous… À partir de là, comment imaginer être défendu sérieusement par l’avocat de votre assureur ? Il est courant que de plus celui-ci ne soit jamais joignable et travaille dans son coin sans même se soucier d’avoir votre avis sur ce qui se passe. Il peut arriver cependant , heureusement, de tomber sur un avocat qui a une conscience professionnelle sérieuse. C’est un moindre mal que d’avoir un avocat d’assurances plutôt que de n’avoir que l’assureur pour se défendre. Indépendant, celui-ci ne se soucie pas des conventions signées entre assureurs. Jamais il n’accepterait d’ailleurs qu’on lui impose des règles à cause de ces conventions. La difficulté vient surtout du fait que vous n’êtes pas du tout son client direct dans les faits. Sa motivation peut donc largement être diminuée… Pour nous, oubliez tout de suite cette solution de vous en remettre à l’avocat désigné par votre assureur.

Le brave homme à la blouse blanche  (envoyé par le gentil assureur )

 Malgré son titre de médecin (censé avoir fait le serment d’Hippocrate) et son titre d’expert, le médecin expert d’assurances n’est ni l’un ni l’autre ! Oui, le médecin expert de l’assurance est plutôt brave à la base. Il est persuadé d’être indépendant. Il n’est pas juriste et à vrai dire ne comprend pas trop dans quelle pièce il joue. C’est tellement vrai que lorsqu’il est également expert judiciaire, il n’hésite pas à rajouter son titre de médecin expert judiciaire sur le papier en tête qu’il vous adresse sans même imaginer qu’il n’a absolument pas le droit, que c’est de nature à vous influencer d’autant plus pour accepter sa belle parole. Il faut dire que le gentil assureur a bien pris le temps de le former (ou le déformer…) tant au niveau de sa formation en tant qu’expert, qu’au niveau des réunions régulières auxquelles il doit assister. Il ne sait pas par exemple lorsqu’il intervient à la demande de l’assureur dans un dossier qu’il intervient dans un cadre légal qu’il ne respecte pas. Ainsi, il indique sur la convocation qu’il a été missionné par telle assurance. Cela n’a aucun sens juridique. Il devrait indiquer :   » j’ai été missionné par tel assureur afin de vous rencontrer, normalement, c’est un service indépendant de toute hiérarchie qui aurait dû me missionner, mais comme votre assureur a signé des conventions, je crois bien que je suis votre adversaire et à vrai dire, je suis perdu « . Le médecin expert n’est pas médecin : il n’est pas là pour vous soigner (sinon il ferait en sorte que vous ayez le maximum d’indemnité, ce qui vous permettrez évidement d’aller mieux…). Le médecin expert n’est pas expert : expert veut simplement dire qu’il a un diplôme de réparation juridique du dommage corporel… Bref, quand le médecin expert de l’assureur jouera la pièce, dites-vous que vous n’avez pas en face de vous un médecin expert, mais une personne qui a fait des études de médecine, qui a passé un diplôme de réparation du préjudice corporel et qui travaille pour l’assureur. Inutile de vous préciser que du coup tout ce qu’il dit n’est pas parole d’évangile : sa blouse n’est pas blanche et son Stéthoscope ne sert pas à vous soigner.

Entracte :
le problème majeur des victimes pour se défendre

À ce moment-là de la pièce, le public pleure

Hélas, trois fois, hélas, le système idéal et indispensable pour les victimes pour se défendre n’existe pas. Il pourrait exister, mais malheureusement les intérêts des professionnels de la défense ne le permettent pas… L’idéal et l’évidence seraient pour une victime d’avoir pour se défendre en même temps : Un médecin expert de victimes (qui par définition ne travaille pas pour les assureurs), Un expert d’assuré en indemnisation du préjudice corporel (car c’est son métier à cent pour cent de  chiffrer dans son domaine), Un avocat indépendant qui ne travaille jamais pour les assureurs. Or le médecin a interdiction de s’associer à cause de ses règles déontologiques censées le garder indépendant (mais qui pour le coup sont absolument contraires aux intérêts des victimes). Or l’avocat a également interdiction de s’associer pour les mêmes raisons ! Le résultat de cette situation invraisemblable est que les victimes ont une défense décousue où les professionnels de la défense tirent la couverture à eux… Telle victime va prendre un avocat qui s’occupera du dossier tout seul, telle autre va ne prendre qu’un médecin expert, telle autre va prendre l’un et l’autre alors que ceux-ci ne se connaissent pas, tel avocat va s’occuper du chiffrage de l’aménagement d’une maison alors que ce n’est pas son métier (souvent, il va du coup simplement demander un devis …) etc, etc. Bref, la victime va se retrouver perdue et perplexe au milieu des personnes chargées pourtant de la défendre… À ce stade-là, généralement la victime appelle l’association…

Acte 2 :
les différents acteurs côté défense

Le généreux Médecin de recours

 Il y a pour de vrai une certaine générosité dans le personnage : il gagnerait beaucoup plus d’argent et beaucoup plus facilement s’il travaillait pour les assureurs… Alors évidement, le public applaudit à son arrivée pour le remercier d’accepter de ne travailler que pour les victimes. Le personnage a cependant un côté sombre : parfois il aime bien l’argent et demande des sommes trop importantes pour effectuer sa tâche… Il faut donc faire attention et demander dès le départ un devis afin qu’il y ait de la transparence dans les honoraires et sur son action. Le personnage souvent propose son intervention (à la demande de la victime ) alors même que celle-ci ne sert à rien. Il ne faut pas l’en blâmer, c’est très fréquemment en méconnaissance de cause. Il ne sait pas nécessairement qu’il ne sert à rien. Ainsi, par exemple, tant que la victime n’est pas consolidée, son intervention aux expertises provisoires demandées par l’assureur est inutile. L’assureur missionne en effet pour évaluer son dossier, ainsi, on ne voit pas l’intérêt pour une victime de payer un médecin de recours pour aider l’assureur à évaluer son dossier. Autre exemple, avant de procéder à une expertise contradictoire qui nécessite un déplacement plus coûteux, il peut être judicieux de commencer par lui demander tout simplement d’étudier le dossier et d’avoir son avis : dans l’hypothèse où il conclue qu’il ne pourra pas obtenir plus que ce que dit le médecin de l’assureur cela évite des honoraires supplémentaires inutiles. Enfin, le médecin de recours, même avec la meilleure volonté du monde, n’est que médecin expert : la victime ne doit donc pas attendre de lui qu’il soit en plus expert en assurance ou avocat. Dans l’imaginaire de certaines victimes, le médecin va tout défendre. Il ne peut s’en tenir qu’à ce qui lui est demandé : assister à l’expertise, donner son avis médico-légal, établir le lien de causalité entre une pathologie et un accident, chiffrer les postes de préjudice demandés par la victime. À utiliser ainsi avec clairvoyance !

L’éloquent et élégant Avocat de victimes

Il cause vraiment trop super bien. La victime a une tendance à le respecter à outrance et même des fois jusqu’à avoir peur de le déranger pour lui poser des questions… Dans son imaginaire, la victime le plus souvent naïve le voit dans les yeux une grande admiration : n’est-ce pas lui le défenseur de la veuve et de l’orphelin ? Parfois même la victime en tire une grande fierté : elle a pris le plus grand avocat de telle ville (pourtant la moyenne des avocats est dans la moyenne du Français moyen : 1 m 74 – nous parlons des garçons évidement ). Pour se défendre sérieusement, la victime doit impérativement faire un effort sur elle-même : elle doit se débarrasser de sa vision idyllique du bel avocat sous peine d’entrer dans un grand malentendu… Comment faire ? La victime doit tout simplement psychologiquement ôter à l’avocat sa robe et son titre de Maître et le voir comme une personne normale qui n’a pas plus de pouvoir que qui que ce soit. Elle pourra alors commencer à se poser la question : mais au fait concrètement pourquoi je prends un avocat ? Pratiquement, à quoi va-t-il me servir ? Qu’est-ce que j’attends de lui ? À ce moment-là de la pièce, beaucoup de victimes vont se rendre compte qu’elles ont pris un avocat en ne sachant pas vraiment pourquoi… Dans le principe, sauf exception, l’avocat est réellement dans son rôle quand il va plaider un dossier devant un tribunal. Par contre, il peut tout à fait être utile si la victime ressent le besoin que son recours soit exercé par un tiers. Il peut tout à fait être un surdoué, mais il faut distinguer le travail de l’éloquence du travail moins brillant, mais beaucoup plus indispensable qui consiste à préparer la victime, tout lui expliquer, la former aux expertises, avoir une stratégie, chiffrer les préjudices… Moralité de l’histoire, il faut prendre un avocat de victime avec clairvoyance quand la victime a bien compris de ce dont elle a besoin sur un plan technique. Il est évident en plus qu’il convient de prendre un avocat de victimes qui a l’habitude de ce type de dossiers en précisant que la seule notion affichée d’ « avocat spécialiste en droit du préjudice corporel » n’est pas nécessairement une garantie absolue. Il faut donc prendre le temps de se renseigner pour faire un choix.

La gentille Association à votre service

Il existe certaines associations d’aide aux victimes qui se permettent de critiquer les autres associations d’aide aux victimes   en racontant tout et n’importe quoi. Non seulement il est interdit de diffamer, mais pour quelle raison réelle critiquent-elles ??? En principe, toute association sérieuse est là pour aider les victimes et doit donc aussi apprécier que d’autres associations d’aide aux victimes  existent ! Moralité, méfiez-vous des associations d’aide aux victimes qui critiquent les autres plutôt que de vous expliquer leur propre philosophie. Il est à craindre que l’association d’aide aux victimes  protège un business… Il existe certaines associations d’aide aux victimes  qui prétendent n’intervenir que pour les cas graves ! C’est absurde : les souffrances ne se comparent pas. Chaque victime a le droit d’être aidée. Il est à craindre que cette association d’aide aux victimes n’ait pas pour but d’aider les victimes, mais de plutôt protéger un business de “gros dossiers”. Il existe des associations d’aide aux victimes  qui naissent spontanément suite à un événement médiatique comme les prothèses PIP,  le médiator, les attentats, etc. Tous ces cas sont déjà prévus dans les associations d’aide aux victimes  existantes. Sauf exception, cela nous pose à chaque fois question… Il existe des associations d’aide aux victimes  qui demandent de l’argent, qui exigent une adhésion, voir qui proposent de faire les dossiers de recours : le fait de demander de l’argent pour nous n’est pas admissible. Demande-t-on au bénéficiaire des restos du cœur de payer son repas?? De plus, une association d’aide aux victimes  qui s’occupe de faire des recours, c’est en fait une entreprise. Les recours sont de la compétence des experts en indemnisation ou des avocats…

Le très malin Expert en assurances

L’acteur est effectivement très malin : il connait toutes les astuces des assureurs et peut facilement les prévenir puisqu’il a lui-même travaillé au sein des compagnies ou mutuelles d’assurances, alors forcement, les combines, il les connait ! Son travail consiste à éclairer la victime sur le chiffrage de son préjudice. Il peut arriver que le très malin Expert en assurances n’ait pas le droit de faire son métier… La Loi de 1971 précise en effet que celui qui fait exceptionnellement de la consultation juridique (qui est inévitable en chiffrage du préjudice du droit corporel) doit être titulaire d’une licence en droit, avoir une assurance responsabilité civile. De plus, bien entendu, le malin expert doit pour de vrai avoir une sérieuse expérience pour se prétendre expert. Il s’agit souvent d’anciens inspecteurs corporels d’assurance. Avant de se mettre de mèche avec un malin Expert d’assurance, il faut donc agir avec clairvoyance…

Le (meilleur) second rôle : le gendarme ou le policier de Saint Tropez ( ou d’ailleurs …)


C’est de moi que vous parlez là ? Alors faites attention, faites très attention à ce que vous allez dire !!!

Le sympathique gendarme n’est là que pour la partie pénale. Il ne s’occupe pas du tout de l’indemnisation. Son rôle est d’enquêter pour voir s’il est possible que telle ou telle personne soit éventuellement poursuivie compte tenu de son comportement afin que le procureur de la république, soit au courant. Il s’agit alors que l’individu soit sanctionné (amende, retrait de permis, prison…) afin de protéger la société de son comportement dangereux. Il arrive souvent que le sympathique gendarme se mélange les pinceaux et donne des conseils qui dépassent le cadre de ses compétences. Le Chef Cruchot n’est évidemment pas concerné par cette remarque. Tout au plus certaines victimes vous trouvent des fois un peu nerveux… Qu’est-ce que vous avez dit là ??? Et encore, nous sommes tout à fait d’accord avec vous, elles mentent honteusement ! En revanche, certains collègues tentent d’expliquer, qu’il faut déposer plainte, qu’il faut prendre un avocat, et un tas de choses absolument non démontrées et pas forcément dans l’intérêt de la victime. Ce qu’ils feraient mieux de faire c’est de tout simplement conseiller à la victime que pour ce qui est de l’indemnisation, elle ferait bien de se renseigner pour ne pas se faire avoir.

Dernier Acte :
les victimes

Ravies de toutes ces explications, les victimes remercient l’association pour ce spectacle et applaudissent chaleureusement !! Enfin presque toutes les victimes …

Prenez donc le temps de vous documenter sur notre site, demandez son avis à l’association : il y a moyen de se faire indemniser sérieusement. Il suffit d’en avoir envie !