❓ FAQ — Choc septique et indemnisation des victimes
1. Qu’est-ce qu’un choc septique ?
Il résulte souvent d’une infection non maîtrisée ou mal traitée, parfois après une intervention chirurgicale ou un acte médical invasif.
2. Dans quels cas le choc septique peut-il engager la responsabilité médicale ?
- Le diagnostic de l’infection a été tardif ou erroné ;
- Le traitement antibiotique n’a pas été adapté ;
- Il y a eu une infection nosocomiale contractée à l’hôpital ;
- Une erreur de suivi post-opératoire a conduit à la dégradation de l’état du patient.
Dans ces cas, il peut s’agir d’une faute médicale ouvrant droit à indemnisation.
3. Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale liée à un choc septique ?
Si cette infection entraîne un choc septique, la responsabilité de l’hôpital peut être engagée, même en l’absence de faute prouvée.
4. Comment prouver le lien entre le choc septique et une faute médicale ?
Un médecin expert indépendant analyse le dossier médical pour déterminer :
- La cause exacte de l’infection,
- La conformité des soins,
- Et l’existence d’un manquement ou d’un retard de diagnostic.
L’expertise contradictoire est souvent indispensable pour faire reconnaître une faute.
5. Le choc septique peut-il être indemnisé sans faute médicale ?
l’indemnisation peut être prise en charge par l’ONIAM dans le cadre d’une procédure amiable devant la CCI.
6. Quels préjudices peuvent être indemnisés après un choc septique ?
- Les dépenses de santé (hospitalisation, soins, rééducation) ;
- Les pertes de revenus ;
- Les souffrances endurées et le déficit fonctionnel ;
- Les préjudices esthétiques ou moraux ;
- Le préjudice des proches en cas de décès.
7. Comment saisir la CCI ou l’ONIAM pour un choc septique ?
- Le dossier médical complet,
- Les rapports d’hospitalisation et d’infection,
- Et les justificatifs de préjudice.
La procédure est gratuite et encadrée par l’ONIAM.
8. Quel est le rôle de l’AIVF en cas de choc septique ?
- Faire reconnaître le lien entre l’infection et la faute ou l’aléa,
- Constituer leur dossier de saisine de la CCI,
- Et, si nécessaire, être orientées vers un avocat compétent en droit du dommage corporel.
9. Peut-on contester un refus d’indemnisation ?
- Solliciter une contre-expertise médicale ;
- Ou saisir le tribunal judiciaire pour obtenir réparation en justice.
10. Quels délais pour agir ?
Essentiel : Un choc septique peut résulter d’une faute médicale ou d’un aléa thérapeutique.
La CCI et l’ONIAM permettent une indemnisation amiable.
L’AIVF informe et oriente les victimes vers les démarches adaptées.
Définition du choc septique
Un choc septique est une défaillance circulatoire aiguë dont le déclenchement vient d’une infection. De ce fait, il peut être la conséquence d’une infection nosocomiale. Si les conditions sont réunies, il peut donner lieu à indemnisation de la victime ou de ses ayants droits.
Infection nosocomiale et choc septique
Il est possible d’être indemnisé d’un choc septique dans le cadre de la loi Kouchner. Le mieux est de déposer un dossier auprès de la commission de conciliation et d’indemnisation de votre région. Pour cela, il suffit de suivre les instructions indiquées sur la page AIVF aide CCI. La procédure est simple et a le mérite d’être gratuite. Il faut des conditions :
- soit avoir une période d’Incapacité temporaire totale d’au moins 6 mois
- soit avoir un taux d’AIPP d’au moins 24 pour cent ou décès
- soit avoir des troubles graves dans les conditions d’existence.
La victime ou ses ayants droits doivent en premier lieu récupérer le dossier médical afin d’apporter les preuves de l’accident. Une « porte d’entrée » (origine de l’infection) doit être recherchée.
Essentiel à retenir concernant le choc septique
Qu’est-ce qu’un état de choc ?
Pour comprendre le choc septique, il est essentiel de définir la notion d’état de choc. En termes médicaux, le « choc » désigne une défaillance circulatoire aiguë qui provoque une diminution de l’approvisionnement en sang des organes et une altération du métabolisme cellulaire de l’oxygène (ou hypoxie cellulaire). Cette défaillance critique de l’organisme entraîne la mort de nombreuses cellules, due à un manque d’oxygène, et expose au risque de décès immédiat.
Les différentes causes d’un état de choc
L’état de choc peut avoir plusieurs origines : infection sévère ou choc septique, hémorragie importante ou choc hémorragique, allergie sévère ou choc anaphylactique, etc. Le choc septique est une forme particulière de choc causé par une infection très grave qui dépasse les capacités de résistance et de défense de l’organisme.
Le choc septique : une infection grave
Le choc septique est provoqué par une infection sévère qui submerge les défenses de l’organisme. Celui-ci réagit à l’infection en mobilisant et en activant de nombreuses cellules, notamment celles de l’immunité. Ces cellules sont également parfois stimulées par des toxines bactériennes (endotoxines), provoquant une réaction inflammatoire très sévère de l’organisme.
Qu’est-ce qui provoque un choc septique ?
Un choc septique est généralement causé par une infection grave, souvent par une bactérie appelée « staphylocoque doré ». L’utilisation prolongée de tampons ou de serviettes hygiéniques est une cause reconnue de choc septique chez les femmes. Les patients qui survivent à un choc septique peuvent subir de lourdes séquelles, y compris des amputations dans les cas les plus graves.
Symptômes et traitements du choc septique
Le choc septique se caractérise par une défaillance circulatoire aiguë se manifestant par une chute brutale de la tension artérielle. Cette situation est généralement provoquée par une infection bactérienne, mais parfois virale ou fongique. L’urgence thérapeutique est due à la rapidité avec laquelle le pronostic vital peut être engagé.
Retenir : un choc septique peut être la conséquence d'une infection nosocomiale. Si les conditions sont réunies, il peut donner lieu à indemnisation
Exemples de questions posées suite à un choc septique
Décès de mon mari suite à une hospitalisation
Au mois de juin, mon mari avait été hospitalisé pour décompensation cardiaque. Il va y rester 13 jours. Le jour de sa sortie, il est en pire état qu’avant !!! Il est pris de nausées et a très mal au ventre. Le jour même, nous retournons aux urgences de la clinique où il avait été hospitalisé qui nous dit qu’ils ne peuvent rien faire pour lui. Après un passage aux urgences de l’hôpital, il est transféré à nouveau à la clinique. 2 jours plus tard, il est transféré en service de réanimation pour choc septique!!! Il décédera 2 jours plus tard. Y a-t-il eu négligences ?? Qu’est-ce qu’une erreur médicale ? Choc septique dû à une infection nosocomiale??
Décès à l’hôpital
Mon père courant juillet a été hospitalisé pour une chute, ne pouvant se relever seul, car obèse, les pompiers l’ont emmené. Suite aux examens médicaux, celui-ci était en très bonne santé (poumon, cœur, etc.) mais une sonde placée dans son pénis a été laissée plus de 3 semaines non-stop, l’hôpital n’étant pas équipé pour lui faire un scanner et d’autres examens vu son poids, il a été libéré, de retour à la maison, son état s’est très fortement dégradé en quelques jours, énurésie , colique frénétique, perte de l’appétit, déprime, etc. Donc, nous avons prévenu l’hôpital que ça n’allait pas, et ils l’ont hospitalisé. Ceux-ci ne pouvant toujours pas faire les examens nécessaires à sa vie, il a fait un choc septique 2 semaines après son arrive et est décédé. Mon père avait déjà été suivi à la salpêtrière pendant plusieurs années et celui-ci était équipé comme il se doit.
Aléa thérapeutique et choc septique
Choc septique suite PTH
Infection nosocomiale et choc septique
Je me permets de vous contacter, car ma tante a été victime d’un accident médical. De manière succincte, ma tante souffre d’insuffisance rénale depuis de nombreuses années. Dans le cadre de ses dialyses, une intervention chirurgicale a été pratiquée pour lui poser une fistule. À l’issue de cette intervention, ma tante a été victime d’un choc septique sévère. Deux jours après sa sortie, elle est donc retournée en urgence à la clinique. Après examen, il s’avérait que la fistule était surinfectée. Aux vues de l’urgence, le médecin a procédé au retrait de la fistule directement dans le couloir, sur le brancard. Une analyse a été effectuée, il s’avère qu’il s’agit d’un staphylocoque doré. Ma tante souffre encore aujourd’hui de nombreuses séquelles, aussi bien physiques que psychologiques. Elle s’est ainsi tournée vers la clinique pour obtenir la reconnaissance du dommage, ne subit pas le choc septique. Mais le Directeur l’a redirigé vers une CCI. Elle a ainsi déposé un dossier pour maladie nosocomiale auprès de la CCI de Bagnolet, qui a rejeté sa demande. Je tiens à préciser qu’au vu de son état de santé et de l’énergie nécessaire à déployer pour fournir un dossier solide, je pense que nombreux éléments nécessaires pour prouver et évaluer les séquelles n’étaient pas réunis, puisqu’elle avait entrepris les démarches seule à l’époque. Par ailleurs, la clinique refus de lui transmettre son dossier médical. Celui-ci aurait disparu. Pas de traces non plus d’un point de vue comptable. Par conséquent, j’aurai besoin de votre analyse et vos conseils pour savoir quelle suite donner. Devons-nous redéposer un dossier solide auprès de la CCI, nous adresser directement à la Clinique ou intenter une action en justice ?
Accident durant opération chirurgicale
Je me suis fait opérer à la clinique pour me retirer un petit polype en retirant c outils le chirurgien m’a coupé un bout d’intestin. Ils n’ont rien vu et ensuite choc septique générale transféré au service réa du chu donc 1 mois de coma et une longue hospitalisation. Ensuite convalescence à la clinique. Je n’ai à ce jour pas récupéré de tout ça et suit encore de la rééducation. J’aimerais entamer après mûre réflexion en famille une procédure, c’est pour cela que je fais appel à vous.
Décès de mon épouse suite à opération chirurgicale banale : choc septique
Mon épouse est décédée à 48 ans des suites de son opération suite à un choc septique. Elle a été opérée le mardi après midi de l’estomac par célioscopie. Elle s’est réveillée normalement le soir avec beaucoup de douleurs. Mercredi, elle souffrait (soi-disant normal, ainsi morphine). Ils la prenaient pour une douillette. Jeudi idem, mais elle n’arrivait presque plus à parler tellement elle avait mal (résultat morphine) et jeudi fin d’après midi, scanner, ils ont décidé de la réopérer, mais trop tard (septicémie). Dans le coma (ils l’ont transféré dans un autre hôpital) et elle est décédée vendredi à 11 h 25 le matin. C’est pour cela que je recherche un avocat spécialisé.
Septicémie
J’ai subi une opération il y a cinq ans du sein droit (mastectomie). J’ai fait une septicémie due à un staphylocoque doré dans la chambre implantable ainsi qu’une phlébite du bras gauche en étant sous chimiothérapie. Pourriez-vous m’indiquer quels sont les délais pour un recours ?



