Le préjudice d’accompagnement

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AIVF : le pont pour vous aider à passer les difficultés liées à l’indemnisation de votre préjudice corporel
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Préjudice d’accompagnement définition

Essentiel à retenir

  1. Le préjudice d’accompagnement, aussi appelé préjudice d’accompagnement spécifique, est un dommage moral et matériel subi par une personne proche d’une victime directe d’un accident grave ou d’un fait dommageable.
  2. Il vise à indemniser les conséquences néfastes que la situation a sur la vie quotidienne et les relations de la personne accompagnante avec la victime, et s’inscrit dans le cadre de l’indemnisation des préjudices moraux suite à des événements tels qu’un accident de la circulation.
  3. Ce préjudice est évalué en prenant en compte les pertes de revenus, les frais funéraires, les modifications dans la vie quotidienne, et d’autres aspects matériels et psychologiques résultant de l’assistance à la victime.
  4. Les proches directement impliqués dans l’assistance à la victime, tels que le conjoint, les enfants, les parents, peuvent être concernés par ce préjudice.
  5. L’évaluation du préjudice d’accompagnement est personnalisée, prenant en compte la proximité affective plutôt que juridique, et sa reconnaissance permet aux proches d’obtenir une indemnisation financière pour compenser les troubles subis dans leur vie quotidienne.

Le préjudice d’accompagnement est un poste de préjudice lié au préjudice moral, indemnisation suite à un accident de la circulation par exemple. Le préjudice d’accompagnement, également appelé préjudice d’accompagnement spécifique, désigne un dommage moral et matériel subi par une personne proche d’une victime directe d’un accident ou d’un fait dommageable grave, souvent entraînant des séquelles permanentes, un handicap, voire le décès. Ce préjudice vise à indemniser les conséquences néfastes que la situation a sur la vie quotidienne et les relations de la personne accompagnante avec la victime.

Préjudice d’accompagnement explications

Ce poste de préjudice vise à indemniser la famille ou les proches de la victime de l’accident de la route lorsque la victime directe de l’accident est gravement blessée. Le préjudice d’accompagnement traduit « les troubles dans les conditions d’existence d’un proche, qui partageait habituellement sa communauté de vie affective avec la personne décédée à la suite du dommage ». Ce préjudice d’accompagnement ne vise pas uniquement à indemniser la famille mais également toute personne ayant une réelle proximité affective avec le défunt. Ce poste de préjudice est retenu dans le rapport d’expertise par le médecin conseil désigné s’il relève l’existence d’un préjudice d’accompagnement. Le préjudice d’accompagnement est prévu afin de réparer un préjudice moral, dont sont victimes les proches de la victime directe pendant la maladie traumatique de celle-ci jusqu’à son décès. Le préjudice d’accompagnement a pour objet d’indemniser les bouleversements que le décès de la victime directe entraîne sur le mode de vie de ses proches au quotidien. Le préjudice d’accompagnement traduit les troubles dans les conditions d’existence d’un proche, qui partageait habituellement une communauté de vie effective avec la personne décédée à la suite du dommage. Les proches doivent avoir partagé une communauté de vie effective et affective avec la victime directe, laquelle ne doit pas être exclusivement définie par référence au degré de parenté. L’évaluation du préjudice d’accompagnement doit être très personnalisée, car il ne s’agit pas ici d’indemniser systématiquement les personnes ayant une proximité juridique avec la victime directe, mais plutôt celles bénéficiant d’une réelle proximité affective avec celle-ci.

Caractéristiques du préjudice d’accompagnement :

  1. Nature du préjudice : Il englobe à la fois des aspects psychologiques (souffrance morale, anxiété, détresse) et des aspects matériels liés aux contraintes résultant de l’accompagnement de la victime.
  2. Personnes concernées : Les proches directement impliqués dans l’assistance à la victime, tels que le conjoint, les enfants, les parents, peuvent être concernés par ce préjudice.
  3. Causes : Le préjudice d’accompagnement est généralement déclenché par des circonstances graves, comme un accident de la route, un accident médical, ou tout autre événement générant des conséquences importantes pour la victime.
  4. Évaluation : L’évaluation de ce préjudice se base sur l’impact spécifique qu’a eu l’accident sur la vie quotidienne de la personne accompagnante, prenant en compte des facteurs tels que la perte d’autonomie de la victime, la nécessité d’assistance constante, et les modifications apportées au mode de vie.
  5. Indemnisation : La reconnaissance du préjudice d’accompagnement permet aux proches d’obtenir une indemnisation financière visant à compenser les troubles subis dans leur vie quotidienne du fait de l’accompagnement de la victime.
  6. Distinction avec d’autres préjudices : Il se distingue d’autres préjudices, tels que le préjudice moral ou le préjudice d’affection, en mettant l’accent sur les changements concrets dans la vie quotidienne des accompagnants.

Le préjudice d’accompagnement vise ainsi à prendre en considération la dimension humaine et quotidienne des conséquences engendrées par un événement dommageable, mettant en lumière l’importance de l’accompagnement et du soutien dans la vie des victimes et de leurs proches.

Conseils de l’association indemnisation accident de la route et circulation

Si vous vous posez des questions concernant l’indemnisation du préjudice d’accompagnement, contactez l’association indemnisation accident de la route afin d’obtenir d’avantage d’informations.

 

A retenir : 
Le préjudice d'accompagnement existe bien mais il est très rare. 

Exemples questions de victime sur le préjudice d’accompagnement

Préjudice d’accompagnement

Je recherche un avocat en droit médical compétent dans les domaines de la responsabilité des hôpitaux, droit médical, droit de la santé, droit pénal, compétent dans les préjudices ( accompagnement, affection etc.. ) pour m’assister dans une affaire qui concerne la maltraitance médicale et l’euthanasie de ma mère. J’ai porté plainte au Procureur de la République, qui a classé l’affaire, puis j’ai saisi le doyen des juges d‘instruction, mais l’affaire n’avance pas. J’avais un avocat généraliste qui ne s’occupait pas bien de l’affaire, j’ai donc arrêté la collaboration. Je souhaite trouver un avocat spécialisé pour prendre en main l’affaire de ma mère :
=> pour faire reconnaître les préjudices qu’elle a subis (maltraitance médicale et médicamenteuse, infections nosocomiales, pratiques euthanasiques de diverses natures, et euthanasie sauvage),
=> pour faire reconnaître les préjudices que nous avons subi en tant que famille (préjudice daccompagnementpréjudice des victimes par ricochet : préjudice d‘affection, retentissement pathologique, préjudice extra-patrimonial exceptionnel, etc…).

Autres questions

  1. Comment est évalué le préjudice d’accompagnement et quels sont les critères pris en compte lors de cette évaluation ?
  2. Est-ce que les proches doivent avoir un lien familial avec la victime directe pour être éligibles à une indemnisation du préjudice d’accompagnement ?
  3. Quels sont les principaux éléments matériels et psychologiques pris en considération pour évaluer le préjudice d’accompagnement ?
  4. Comment distinguer le préjudice d’accompagnement d’autres préjudices moraux tels que le préjudice moral ou le préjudice d’affection ?
  5. Si la victime directe est décédée à la suite de l’accident, quels sont les types de pertes de revenus et de modifications dans la vie quotidienne des proches qui peuvent être indemnisés ?
  6. En cas de doute sur l’indemnisation du préjudice d’accompagnement, quelle assistance l’association peut-elle fournir pour clarifier la situation et conseiller les proches de la victime ?