Choc post-traumatique après un accident de voiture : indemnisation et droits des victimes

Le choc post-traumatique après un accident de voiture est un préjudice psychologique fréquent, encore trop souvent sous-évalué lors de l’indemnisation par les assurances.



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🧠 Qu’est-ce qu’un choc post-traumatique après un accident de voiture ?

Après un accident de la route, certaines victimes développent un état de stress post-traumatique (ESPT ou TSPT).
Ce trouble peut se manifester par :

  • anxiété intense, crises d’angoisse

  • cauchemars, reviviscences de l’accident

  • peur de conduire ou d’être passager

  • troubles du sommeil, de la concentration

  • isolement, irritabilité, hypervigilance

👉 Ce préjudice est réel, même lorsqu’il n’est pas visible physiquement.


💰 Le choc post-traumatique est-il indemnisable ?

Oui.
Le choc post-traumatique constitue un préjudice psychologique indemnisable, à condition qu’il soit :

  • médicalement constaté

  • directement lié à l’accident

  • correctement évalué lors de l’expertise

Il peut être intégré dans plusieurs postes de préjudice, notamment :

  • déficit fonctionnel temporaire ou permanent AIPP

  • souffrances endurées

  • incidence professionnelle

  • préjudice d’agrément


⚠️ Pourquoi ce préjudice est-il souvent mal reconnu ?

Les victimes se heurtent fréquemment à :

  • une minimisation par les assureurs

  • une assimilation abusive à un état anxieux antérieur

  • une lecture exclusivement psychiatrique, alors que le trouble a aussi une dimension neurologique

  • une focalisation excessive sur les seules blessures physiques

👉 Résultat : le choc post-traumatique est parfois oublié ou sous-évalué.


🩺 L’importance du certificat médical

Dès les premiers symptômes, il est essentiel de :

  • consulter rapidement un médecin

  • faire établir un certificat médical

  • suivre les traitements prescrits (psychologue, psychiatre, médicaments, thérapies)

📄 Ce certificat est la pièce centrale du dossier d’indemnisation.
Sans lui, la reconnaissance du préjudice devient très difficile.


⚖️ Expertise médicale et rôle de l’avocat

Lors de l’expertise :

  • l’expert mandaté par l’assurance peut tenter de réduire l’impact du préjudice

  • certaines séquelles peuvent être rattachées à tort à un état antérieur

👉 L’assistance d’un avocat habitué au dommage corporel permet :

  • de préparer l’expertise

  • de défendre la réalité du choc post-traumatique

  • d’éviter une indemnisation insuffisante

  • de préserver vos droits sur le long terme


🧭 À retenir

  • Le stress post-traumatique est fréquent après un accident de la route

  • Il doit être signalé et médicalement constaté dès le départ

  • Il est trop souvent oublié lors des expertises

  • Une bonne information et un accompagnement adapté changent tout

❓ FAQ — Choc post-traumatique après un accident de voiture et indemnisation

1. Qu’est-ce qu’un choc post-traumatique après un accident de voiture ?
Il s’agit d’un trouble psychologique pouvant survenir après un accident grave. Il se manifeste par des angoisses, cauchemars, reviviscences, phobies ou dépression, parfois longtemps après l’accident.
2. Le choc post-traumatique est-il indemnisable ?
Oui. Le préjudice psychologique est reconnu par la loi Badinter et peut ouvrir droit à une indemnisation spécifique au même titre que les séquelles physiques.
3. Comment prouver le choc post-traumatique ?
La preuve repose sur :
– un suivi médical (psychiatre, psychologue),
– des certificats médicaux,
– une expertise psychiatrique organisée dans le cadre de la procédure d’indemnisation.
4. Quels postes de préjudice couvrent le choc psychologique ?
Ils incluent : souffrances endurées (prétium doloris), déficit fonctionnel temporaire ou permanent, préjudice moral, et éventuellement préjudice d’agrément si la victime ne peut plus exercer ses activités habituelles.
5. Quel montant d’indemnisation peut être accordé ?
Les montants varient :
quelques milliers d’euros pour un choc léger,
– jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un trouble psychique sévère et durable,
– davantage si le trouble entraîne une invalidité professionnelle ou un isolement social.
6. Les proches de la victime peuvent-ils être indemnisés ?
Oui. Les proches peuvent demander réparation de leur préjudice d’affection et d’un éventuel préjudice moral s’ils ont eux-mêmes subi un choc psychologique en lien direct avec l’accident.
7. Quelle est l’importance de l’expertise médicale ?
L’expertise médicale est essentielle : elle évalue la réalité du choc post-traumatique, sa gravité et son retentissement sur la vie quotidienne et professionnelle.
8. Quel rôle joue l’avocat dans l’indemnisation du choc psychologique ?
Un avocat spécialisé en réparation du dommage corporel défend la reconnaissance du préjudice psychologique, conteste une offre insuffisante de l’assureur et optimise le montant de l’indemnisation.
9. Existe-t-il des délais pour demander l’indemnisation ?
Oui. Le délai de prescription est en général de 10 ans à compter de la consolidation médicale. Il est donc important d’agir rapidement et de conserver toutes les preuves médicales.
10. Quelles démarches entreprendre en premier ?
1️⃣ Consulter un médecin ou psychiatre pour établir un diagnostic,
2️⃣ Déclarer l’accident à son assureur,
3️⃣ Solliciter une expertise médicale,
4️⃣ Se faire assister par un avocat spécialisé pour défendre ses droits.


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