Définition Infection ou Maladie Nosocomiale



Pour toutes vos questions l’Association AIVF est là pour vous répondre du Lundi au Vendredi de 9h00 à 18h00

Permanence : posez votre question via la rubrique “Contact”.  Réponse dans la journée.

Sécurité routière et aide aux victimes. Cliquez sur la photo

Profitez d’un rendez-vous offert gratuitement par un avocat signataire des chartes de l’AIVF

NB : ce service est également proposé, pour les victimes qui le souhaitent, en Visio Conférence

Cliquez sur la photo


❓ FAQ — Définition : Infection ou maladie nosocomiale

1. Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ?
C’est une infection contractée dans un établissement de santé (hôpital, clinique, maison de retraite) qui était absente ou non en incubation à l’admission du patient.
2. Quelle est la différence entre infection et maladie nosocomiale ?
Une infection nosocomiale est un agent infectieux acquis à l’hôpital. Lorsqu’elle entraîne un syndrome ou des complications durables, on parle alors de maladie nosocomiale.
3. Quels sont les exemples d’infections nosocomiales ?
Les plus fréquentes sont : infections urinaires liées aux sondes, infections respiratoires, infections du site opératoire, septicémies liées aux cathéters.
4. Quelles sont les causes principales ?
Elles proviennent souvent d’un geste invasif (opération, sonde, cathéter), d’un défaut d’hygiène, ou de la fragilité particulière du patient hospitalisé.
5. À partir de quand une infection est-elle dite nosocomiale ?
En général, si elle apparaît 48 heures après l’admission ou dans les 30 jours suivant une intervention chirurgicale (1 an si pose de prothèse).
6. Qui est responsable d’une infection nosocomiale ?
Les établissements de santé sont responsables de plein droit, sauf preuve d’une cause étrangère (rare). L’ONIAM intervient pour les cas graves si l’établissement n’indemnise pas.
7. Quels sont les recours possibles ?
La victime peut agir :
• devant le tribunal,
• via la CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation),
• ou auprès de l’ONIAM pour les infections graves.
8. Quels préjudices peuvent être indemnisés ?
Souffrances endurées, déficit fonctionnel, pertes de gains professionnels, aide humaine, préjudice esthétique, préjudice moral des proches, frais médicaux futurs.
9. Faut-il un médecin-conseil et un avocat ?
Oui. Le médecin-conseil défend la victime lors de l’expertise. L’avocat spécialisé en responsabilité médicale chiffre les préjudices et mène la procédure. Le réseau AIVF peut orienter vers des avocats compétents.
10. Pièges fréquents à éviter
Ne pas réclamer son dossier médical, aller seul à l’expertise, accepter une indemnisation forfaitaire, oublier certains postes (incidence professionnelle, renouvellements de matériel), agir hors délai (10 ans après consolidation).


Définition Infection ou Maladie Nosocomiale : comprendre

Essentiel à retenir

Définition et critères
Une infection nosocomiale est une infection acquise dans un établissement de santé lorsqu’elle :

  • survient au cours ou au décours d’une prise en charge médicale,

  • n’était ni présente ni en incubation au début de cette prise en charge.

👉 En cas de doute, un délai d’au moins 48 heures après l’admission est communément retenu.

Extension des délais

  • jusqu’à 30 jours après une intervention chirurgicale ;

  • jusqu’à 1 an après la pose d’un matériel prothétique.

Indemnisation
Une infection nosocomiale peut ouvrir droit à indemnisation si elle entraîne :

  • une AIPP supérieure à 24 %,

  • ou une incapacité temporaire totale d’au moins 6 mois sur 12,

  • ou une inaptitude professionnelle,

  • ou des troubles graves dans les conditions d’existence.

Responsabilité
L’établissement de santé est tenu à une obligation de sécurité de résultat, sauf preuve d’une cause étrangère.
L’indemnisation relève de l’Oniam dans le cadre de la loi Kouchner.


Infection Nosocomiale : définition et se renseigner

Une infection nosocomiale ou maladie nosocomiale est une infection contractée à l’occasion d’un séjour dans un établissement de santé, lorsqu’elle :

  • n’existait pas à l’admission,

  • ne s’est pas déclarée dans les 48 premières heures.

Les délais sont étendus :

  • à 30 jours pour une infection du site opératoire,

  • à 1 an en cas de prothèse ou d’implant.

👉 Une infection révélée après la sortie de l’hôpital peut donc parfaitement être nosocomiale.

Infections nosocomiales les plus fréquentes

  • Infections urinaires : 40 %

  • Infections de plaies opératoires : 25 %

  • Infections respiratoires : 15 %

  • Infections sur cathéters : 5 %

  • Septicémies et infections bactériennes : 5 %

  • Autres infections : 10 %


Définition Infection Nosocomiale et Indemnisation

Si l’infection correspond à la définition nosocomiale, la victime peut être indemnisée :

  • par la solidarité nationale,

  • même sans faute médicale prouvée.

En dehors des seuils de gravité, une action reste possible :

  • sur le fondement de l’obligation de sécurité de résultat,

  • via une expertise médicale judiciaire.

👉 L’indemnisation est prévue par la loi Kouchner et prise en charge par l’Oniam.


Comment survient une infection nosocomiale ? Explications

L’apparition d’une infection nosocomiale dépend de plusieurs facteurs :

🦠 Présence de germes en milieu hospitalier

  • patients,

  • personnel soignant,

  • matériel médical,

  • surfaces et environnement (air, eau, alimentation).

Ces germes sont généralement inoffensifs, mais peuvent devenir dangereux :

  • chez les patients fragiles,

  • ou lorsqu’ils pénètrent directement dans l’organisme (chirurgie, perfusion).


Modes de contamination

Infections d’origine endogène

Le patient s’infecte avec ses propres germes.

Infections d’origine exogène

  • infections croisées entre patients,

  • transmission par les mains du personnel,

  • matériel ou instruments contaminés,

  • contamination de l’environnement hospitalier.


État du malade

Le risque est accru chez :

  • les personnes âgées,

  • les immunodéprimés,

  • les nouveau-nés et prématurés,

  • les polytraumatisés,

  • les grands brûlés.

Certains actes invasifs augmentent fortement le risque :

  • perfusions,

  • sondes urinaires,

  • ventilation artificielle,

  • interventions chirurgicales.


À retenir

Une victime qui attrape une infection nosocomiale à l’hôpital a le droit d’être indemnisée des conséquences. Voir Parler gratuitement à un avocat en infection nosocomiale


Exemples de questions concernant l’infection nosocomiale

❓ Septicémie après opération

Septicémie après pose de sonde JJ, découverte tardive, absence d’information du patient.

❓ Infection après retrait de broche

Staphylocoque et atteinte osseuse après matériel orthopédique.

❓ Infection nosocomiale chez un bébé

Décès d’un nourrisson prématuré suite à une infection à Klebsiella Pneumoniae contractée en néonatologie.

❓ Infection après chirurgie du genou

Réinterventions multiples, greffe de peau, séquelles esthétiques et psychologiques.

❓ Ablation de plaque et infection grave

Infection post-opératoire entraînant destruction articulaire et handicap durable.

👉 Toutes ces situations peuvent relever d’une infection nosocomiale indemnisable.


Témoignages concernant l’infection nosocomiale

Septicémie après opération et infection nosocomiale

Je souhaiterais savoir si vous connaissez un avocat en infection nosocomiale qui pourrait me recevoir afin de savoir si le fait d’avoir contracté une septicémie après une pose de sonde JJ ouvrait droit à une indemnisation ? Sachant que j’ai su que j’avais eu une septicémie seulement 2 ans après mon hospitalisation en soins intensifs en lisant mes compte-rendus. Aucun médecin ou infirmier ne m’avait donné le nom du mal qui me touchait, on m’a simplement dit que ma sonde s’était infecté, que j’avais une infection nosocomiale, car je n’avais pas eu de désinfection avant mon passage au bloc (directement des consultations des urgences à la table d’opération alors que ma vie n’était pas en danger la 1ʳᵉ fois).

Infection nosocomiale bébé Question

J’ai accouché d’un petit bébé 2 mois avant terme. Notre bébé se portait très bien malgré la prématurité, pourtant alors qu’il progressait bien, tour à basculer dans la nuit, il est décédé… 10 jours après sa naissance. J’ai fait une demande pour récupérer tous ses résultats sanguins et biologique et mon petit garçon est en réalité décédé, car il a attrapé la bactérie klebsiella pneumonie qui est reconnu pour faire partie des maladies nosocomiales. Il ne la présentait pas auparavant, nous l’avions vu la veille au soir et tout allait très bien, elle l’a emporté dans la nuit ! Nous souhaitions savoir si nous pouvions avoir un recours contre la clinique pour réparation de préjudices ! Car étant donné qu’il n’est jamais sorti du service néonatal, il a très certainement contracté cette infection nosocomiale sur place, ou alors les mesures d’hygiène du personnel ne sont pas suffisantes. Peut-on avoir recours contre la clinique ? Dans le cadre d’une naissance, est-ce que cela fonctionne ?

Réponse infection nosocomiale :

En effet, il semblerait qu’il s’agisse là d’une infection nosocomiale. Dans ces conditions, la première démarche est d’adresser un courrier à l’établissement de santé ou hôpital concerné pour demander la copie complète du dossier médical de votre bébé tout en joignant la photocopie recto verso de votre pièce d’identité. Cela fait combien de temps que votre bébé est décédé ? Avez-vous discuté avec les médecins de l’hôpital de l’infection nosocomiale dont a été victime votre enfant ?

⚖️ Jurisprudence — Infection nosocomiale

Responsabilité sans faute de l’établissement
Cass. 1re civ., 29 juin 2016, n° 15-19.781
Article L.1142-1 du Code de la santé publique

Une infection nosocomiale,
contractée au cours ou à la suite
d’une prise en charge médicale,
engage la responsabilité de plein droit
de l’établissement de santé,
sans que la victime ait à démontrer
une faute.
L’établissement ne peut s’exonérer
qu’en rapportant la preuve
d’une cause étrangère.

🖋️ Commentaire

par Association AIVF

La jurisprudence relative aux infections nosocomiales repose sur une logique protectrice particulièrement forte : la victime n’a pas à prouver une faute médicale.
Dès lors que l’infection est contractée dans un cadre de soins et qu’elle n’était ni présente ni en incubation au moment de l’admission, la responsabilité de l’établissement est engagée de plein droit.

En pratique, les difficultés se concentrent sur la qualification nosocomiale de l’infection et sur la tentative, parfois avancée par les établissements, d’invoquer une cause étrangère pour s’exonérer.
Ces arguments sont strictement appréciés par les juridictions et nécessitent une analyse médico-juridique rigoureuse.

L’enjeu indemnitaire est souvent majeur : les infections nosocomiales peuvent entraîner des séquelles graves, une aggravation de l’état de santé, voire le décès du patient.
L’intervention d’un avocat en dommage corporel permet de sécuriser l’expertise médicale, de déterminer le régime d’indemnisation applicable (responsabilité de l’établissement ou intervention de l’ONIAM) et de veiller à la réparation intégrale de l’ensemble des préjudices, tant pour la victime que pour ses ayants droit.

En matière d’infection nosocomiale, le droit à indemnisation est un droit fort, à condition d’être correctement défendu.

AIVF