Charte AIVF pour les Avocats du réseau

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Charte de l’AIVF : Engagements Réciproques et Déontologie des Avocats Partenaires

Préambule

L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) œuvre quotidiennement pour que les personnes touchées par un accident de la route, une erreur médicale ou une infection nosocomiale obtiennent une juste et entière réparation de leurs préjudices. Face à la complexité des procédures et à la puissance financière des compagnies d’assurance, la victime se trouve souvent dans une situation de grande vulnérabilité.
Pour rétablir l’équilibre, l’AIVF s’entoure d’un réseau d’avocats hautement qualifiés en droit du dommage corporel. La présente Charte définit les principes éthiques et professionnels stricts que chaque avocat partenaire s’engage à respecter sans réserve pour garantir l’accompagnement digne, humain et efficace des victimes.

Article 1 : Le Principe de Défense Exclusive (Indépendance Totale)

Le conflit d’intérêts est le pire ennemi de la victime. L’avocat signataire de la présente charte affirme son indépendance absolue à l’égard des structures de remboursement et des tiers payeurs.
    • Interdiction stricte : L’avocat s’engage formellement à ne jamais travailler, de près ou de loin, de manière permanente ou occasionnelle, pour le compte de compagnies d’assurance, de mutuelles ou de fonds d’indemnisation d’assureurs.
    • Exclusivité : L’activité de l’avocat partenaire est intégralement et exclusivement dédiée à la défense des intérêts des victimes de préjudices corporels.

Article 2 : L’Accessibilité Initiale (Premier Contact Gratuit)

L’accès au droit ne doit pas être freiné par une barrière financière au moment où la victime est la plus démunie.
    • Évaluation sans engagement : L’avocat s’engage à accorder un premier échange (téléphonique ou en cabinet) totalement gratuit à la victime orientée par l’AIVF.
    • Analyse de viabilité : Ce premier contact permet d’analyser les pièces médicales et juridiques, d’évaluer la faisabilité du dossier et d’informer clairement la victime sur ses droits et les chances de succès de sa démarche, sans qu’aucun honoraire ne soit facturé.

Article 3 : La Transparence Financière Absolue

La confiance repose sur la clarté. La politique tarifaire de l’avocat doit être prévisible, transparente et adaptée aux capacités de la victime.
    • Convention d’honoraires obligatoire : Avant toute démarche ou étude approfondie, une convention écrite détaillée est signée entre l’avocat et la victime.
    • Structure des coûts : Les honoraires sont clairement explicités et se composent généralement d’un honoraire fixe modéré (prenant en compte les ressources de la victime ou l’éventuelle prise en charge par une protection juridique) et d’un honoraire de résultat (calculé sur un pourcentage juste et plafonné des sommes réellement perçues par la victime).
    • Interdiction des frais cachés : Aucun frais supplémentaire ou imprévu ne peut être exigé sans un accord écrit préalable.

Article 4 : Le Partenariat Médical Indépendant

Le volet médical est la clé de voûte de l’indemnisation. Un avocat, aussi compétent soit-il, ne peut pas évaluer scientifiquement des séquelles physiques ou psychologiques sans aide médicale.
    • Synergie technique : L’avocat s’engage à travailler en étroite collaboration avec des médecins-conseils de victimes, totalement indépendants des compagnies d’assurance.
    • Assistance aux expertises : L’avocat s’assure que la victime ne se présentera jamais seule face à l’expert de la compagnie d’assurance. Il organise la présence d’un médecin-conseil indépendant lors des expertises médicales afin de garantir que tous les postes de préjudice (Dfp, Souffrances endurées, Préjudice d’agrément, etc.) soient correctement évalués et consignés.

Article 5 : Éthique, Écoute et Suivi Pédagogique

La victime n’est pas un simple « dossier juridique ». Elle traverse une épreuve de vie majeure.
    • Vulgarisation et pédagogie : L’avocat s’engage à utiliser un langage clair, accessible et dénué de jargon technique inutile afin que la victime reste pleinement actrice de sa procédure.
    • Information continue : L’avocat informe régulièrement la victime de l’avancement de son dossier (audiences, négociations, échanges de conclusions) et répond à ses sollicitations dans des délais raisonnables.
    • Dignité et respect : L’avocat adopte une posture d’écoute active, de bienveillance et de respect absolu du rythme psychologique de la victime.

Focus : Maîtrise des coûts et mécanismes de prise en charge des honoraires

Afin de garantir que l’accès à la justice ne soit jamais un obstacle financier pour la victime, les avocats partenaires de l’AIVF s’engagent à respecter une politique tarifaire strictement encadrée, humaine et conforme aux règles déontologiques de leur profession.
  • Modération et adaptation (Déontologie de l’Avocat) : Conformément aux règles déontologiques régissant la profession d’avocat, les honoraires sont fixés avec modération, équité et transparence. Ils sont systématiquement adaptés à la complexité du dossier, à la situation financière de la victime et aux enjeux du litige. L’honoraire de résultat, calculé sur un pourcentage des sommes obtenues, est plafonné pour garantir que la majeure partie de l’indemnisation revienne de droit à la victime.
  • Prise en charge par la Garantie Défense-Recours : Dès l’ouverture du dossier, l’avocat partenaire effectue les démarches nécessaires pour activer la garantie « Défense-Recours » ou la « Protection Juridique » incluse dans les contrats d’assurance de la victime (habitation, automobile, carte bancaire, etc.). L’avocat sollicite directement l’assureur pour obtenir le remboursement des frais d’avocat et d’expertise dans la limite des plafonds contractuels, et ce, au bénéfice exclusif de la victime pour réduire ses dépenses.
  • Demande systématique des « Frais de Procédure » (Article 700 / Article 475-1) : Lors de toute action en justice (civile, administrative ou pénale), l’avocat s’engage à formuler une demande ferme au titre de l’Article 700 du Code de procédure civile (ou Article 475-1 du Code de procédure pénale). Cette démarche vise à condamner la partie adverse (l’auteur du dommage ou sa compagnie d’assurance) à verser une indemnité spécifique à la victime, destinée à couvrir tout ou partie des honoraires d’avocat restés à sa charge.


Conclusion et Sanctions

En signant cette charte, l’avocat intègre le réseau de confiance de l’AIVF. Le non-respect de l’un de ces engagements cardinaux — notamment une collaboration masquée avec une compagnie d’assurance ou un manque de transparence financière — entraînera le retrait immédiat et définitif de l’avocat du réseau des partenaires de l’association.
Fait à , le 
(Signature de l’Avocat Partenaire précédée de la mention manuscrite « Lu et approuvé »)

Qui sommes-nous ? | Association d'Aide aux Victimes de France
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