Une étude incomplète

Pour le moment, les chercheurs ne sont pas en mesure de dire si oui ou non ces produits sont toxiques. Cependant, ils recommandent de continuer à utiliser de la crème solaire, tout comme l’Académie américaine de dermatologie.

Dans la foulée de la publication de cette étude, cette grande organisation de dermatologues a réagi. « Ces ingrédients ont été utilisés pendant des décennies sans qu’aucun effet secondaire sur le corps humain n’ait été signalé, explique-t-elle dans un communiqué. Ce qui est important, c’est que les auteurs de cette étude concluent qu’il ne faut pas arrêter d’utiliser de la crème solaire. L’AAD l’encourage, car la crème solaire aider à réduire le risque de cancer de la peau comme de nombreuses études l’ont démontré. »

En France, l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, prend au sérieux cette étude. Cependant, les produits de protection solaire commercialisés dans l’Union Européenne ne sont pas les mêmes qu’aux États-Unis.

À ce jour, selon l’annexe VI du règlement européen sur les cosmétiques, leur concentration maximale dans les préparations prêtes à l’emploi sont réglementées jusqu’à 10 % pour l’ecamsule, 5 % pour l’avobenzone, 6 pour l’oxybenzone et 10 % pour l’octocrylène. Deux de ces ingrédients, l’oxybenzone et l’octocrylène, sont « inscrits dans un programme de réévaluation en Europe ».

Source OUEST FRANCE.

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